End of the loop !

End of the loop !

Warning : Scenes, comments may offend the sensibility of the readers.

A friend just sent me this quote from Julia Roberts :

“You are not rehabilitation centers for badly raised men… It’s not your job to fix him, change him, parent or raise him. You want a partner not a project.” – Julia Roberts.

«I think it will speak to you 😉 ».

Yes ! (Note that the quote also works the other way around). And this is timely because I had no introduction for the news that will follow.

Reprendre la plume à chaud d’une rupture est normalement déconseillé. L’exutoire risque de se transformer en une mare de tristesse, de colère et risque fortement de déplaire à certains.

I should go out into the wild and shout a good shout. Hit a punching bag. Create. Transmute it all and then move on. Looking into the eyes of this pain coming out of the grave, knocking hard at the door, delivering me in 24 hours a packet of guilt and with the free extra of shame!

I am ashamed.

Three years of rotten sentimental stories.

Si mes expériences passées n’ont jamais été totalement apaisées, les dernières en date me font bien savoir qu’il reste encore à apprendre, à guérir, à grandir. Et ce n’est pas faute de le savoir (ce qui nourrit la honte) ! Alors quand tu commences à avoir un certain bagage de belles théories, de thérapies en tout genre, mais que ton égo ne veut pas lâcher le bout de corde, tu fais quoi ? Tu appelles à l’aide encore une fois ? Tu fais quoi pour sortir de cette boucle infernale de relations malsaines ?

En matière d’hommes, ces dernières années, j’avais (- méthode subliminale pour faire comprendre à mon égo que c’est fini -), la fâcheuse tendance à choisir le plus pourri.

A chaque fois, je clamais haut et fort : Plus jamais ça ! Et puis un autre me tombait dessus, un peu plus vérolé que l’ancien. Jusqu’à l’apothéose. Monsieur X.

Se laisser embourber consciemment dans une relation toxique relèverait-il du masochisme ?

Monsieur X., c’est le jackpot. Au loto des mecs toxiques, j’ai gagné le million d’Euro.

Et c’est plutôt cool puisque, grâce à lui, je vais pouvoir expulser tout le moisi de cette relation qui (re)joue en background le passé vécu avec une mère toxique (et pas que !).

Petit bémol : Ne pas écrire dans le trop plein d’émotions…

Mais ça fait des années que j’ai envie de les vomir ces putes de relations ! A force de CNV (Communication Non Violente) j’en oublie d’évacuer la colère et les rancœurs (Vas-y Marie laisse parler ton chacal !). Le corps vomit quand c’est nécessaire ! Je gage que la Terre Mère saura recycler mes mots.

L’autre soir, j’ai essayé de jouer à la femme hystérique (c’est pas mon truc mais ça peut défouler) qui casse une étagère laissée en prêt par Monsieur X. Le marteau premier prix de Mr Bricolage n’y a pas résisté. Le trop plein d’émotions évacué !? Umh, pas totalement.

Depuis plusieurs années, j’ai choisi une vie non conventionnelle, je me heurte quelquefois à un sentiment de ne rien construire ou de ne pas avancer, mais, au fond, je sais que ce n’est pas vrai. C’est un vrai job d’être simplement un être humain et d’essayer d’être la meilleure version de soi-même. Et dieu sait que j’ai encore beaucoup à faire !

Dans une heure, mes hanches onduleront au rythme des percussions polynésiennes. Puis une amie me rejoindra et nous irons nager dans l’océan Indien. Le ciel est bleu. Le petit papayer dans le jardin me regarde en souriant. Tout va bien.

Toc toc.

La douleur d’outre tombe ! Elle revient !

« Puto dè bido » aurait lancé mamie.

Hors de question de reboucler sur une histoire similaire !

Haut les cœurs ! Tout n’est pas à jeter dans le champignon vénéneux. Grâce à lui, tu peux animer des soirées riches d’anecdotes de comportements inhumains et de moments sexuellement salaces.

D’ailleurs, certains gestes restent mémorables. Prenons Monsieur Idy., trois ans plus tôt, qui lors du premier rapport sexuel se positionne soudainement à quatre pattes en position de levrette, écartant ses fesses pour laisser apparaître son anus. Ma tête perplexe face à sa raie largement exposée, je ne bouge plus. Quelques secondes de silence plus tard, il lance d’un ton directif « vas-y lèche ! ».

Je n’ai pas léché. Ouais vas-y gars, c’est pas comme si on venait de se rencontrer ?! Cependant, j’ai poursuivi l’acte sexuel alors que je n’étais plus du tout excitée.

Je suis lucide, j’ai ma part de responsabilité. C’est moi qui me suis laissée maltraiter, non respecter etc. C’est moi qui me positionne dans l’attente de mots, de gestes qui n’arrivent pas. Ceux non reçus quand j’étais petite etc., etc. Tout cela je le sais. Alors maintenant ? Je prie, je choisis que Monsieur X. clôture le bal des histoires sentimentales faisandées.

Ce n’est quand même pas compliqué. Tu conduis. Il y a un feu vert, tu roules. Feu orange, tu fais gaffe. Feu rouge, tu stoppes !

Première semaine : feu orange. Un mois après : feu rouge. Feu rouge, encore et encore. Et je continue à rouler…

Faut que j’aille toucher deux mots à ma petite fille intérieure. C’est elle qui tape à la porte. Elle est tellement malheureuse, la garce, qu’elle cultive encore le doute pour me faire espérer que Monsieur X., ma mère, se transforment en humain, et elle résiste mal à couper tout contact !

Cette fois-ci, j’ai de la chance, j’ai le package « All inclusive » : boudeur, manipulateur, flou, non-dits, mensonges, sexualité basée sur la domination, blâme, victimisation, irresponsabilité, dépressif, ignorance, indifférence, radinerie matérielle et dans les compliments/mots doux/les gestes, manque d’empathie, mode défensif, mode l’autre-est-coupable, très peu de remise en question, immaturité émotionnelle forte.

Avec ce package-là, je me suis épargnée de tomber amoureuse (ah quand même !) mais je m’épuise vite.

5 mois ! 5 mois à espérer qu’il puisse jouir (quand il y arrive) en me regardant autrement qu’en levrette ! 5 mois que j’attends qu’il exprime ses besoins, ses envies, que ses bras ne restent pas ballants à attendre que je l’excite.

Dans cette histoire, les effets miroirs de mon enfance et mon adolescence m’ont pété à la gueule. Impossible de ne pas les voir. Aujourd’hui le contrat avec nos âmes est clos.

Merci sincèrement Monsieur X., tu as été parfait dans ton rôle. Il était temps que je puisse voir ce que je suis capable de m’infliger. Et de pouvoir poser de nouvelles limites ! Merci de ton manque de considération, d’attention, pour qu’enfin je puisse dire NON aux …

[Toc Toc] … que je puisse dire … [Toc Toc] … NON aux relations toxiques !!

Merci Monsieur X., pour tes massages (rendons à César ce qui appartient à César) et certains moments partagés (où j’ai cru qu’il pouvait y avoir de l’honnêteté et de la bonté entre-nous). … [Toc Toc] …

Allez viens donc là ma petite fille intérieure, on va aller causer en privé.

Après ça, on se retrouvera pour que tu saches tout, des histoires de chats – et de comment se faire désintégrer à l’acide par le voisin Pascal – dans la nouvelle résidence où j’ai aménagé, à Saint-Pierre, en collocation avec Pauline !

Merci à toutes les personnes qui m’accompagnent sur mon chemin avec bienveillance.

A bientôt !

P.S : à ceux qui devineraient l’identité des personnes citées dans cet article, merci de respecter l’anonymat (et de ne pas leurs transmettre ce texte !). Il ne s’agit pas d’un règlement de compte mais un exutoire pour faire face à ce que j’ai vécu, avancer et ne plus reproduire ce schéma.

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